L'AKTION T-4

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NOTE DU 25/10/2001 : Ce dossier devrait à terme être totalement refondu afin de faire apparaître de nouvelles informations trouvées dans le cadre de mes recherches sur l'Aktion T-4. Yannis KADARI.

 

EXTRAIT DU TEMOIGNAGE DU SS-OBERFUHRER VIKTOR BRACK - 1° PARTIE -

Viktor Brack, Oberführer de la SS, Sturmbannführer de la Waffen SS, ex-chauffeur de Himmler, était officier et responsable administratif à la Chancellerie du Führer du N.S.D.A.P. Il faisait parti du staff de l'aktion T4. Il "travailla" aussi sur la Solution Finale au problème juif. Capturé en 1945, il fut jugé et condamné à mort par pendaison au procès de Nuremberg. La sentence fut exécutée le 02 juin 1948, à la prison allemande de Landsberg (Bavière).

  • Q : "Témoin, quand les adultes étaient sélectionnées pour le programme d'euthanasie et envoyer dans les centres d'euthanasie, comment étaient-ils tués ?"
  • R : "Les patients ne venaient dans les centres d'euthanasie qu'après vérification de leur dossier de tests - je n'ai pas besoin de répéter ici que ces formalités consistaient en des expériences physiques, des analyses de dossiers médicaux, etc. - Les patients étaient conduits dans des chambres à gaz et tués par les médecins à l'aide de monoxyde de carbone."
  • [...]
  • Q : "Les patients étaient donc placés dans les chambres à gaz en groupe, je suppose, et le monoxyde de carbone était ensuite diffusé dans la pièce ?"
  • R : "Peut être devrais-je expliquer ceci plus en détails. L'exigence de Bouhler consistait en ce que la mort ne soit pas seulement indolore, mais aussi imperceptible pour les patients. Pour cette raison les prises de photographies des patients étaient seulement réalisées pour des raisons scientifiques et n'avaient lieux que lorsque ces derniers entraient dans les chambres à gaz. Lorsqu'on les emmenaient dans les chambres à gaz, on leur expliquait que ces dernières étaient des salles de douches collectives. Ils y étaient menés par groupe de 20 à 30. Ils y étaient gazés par le médecin de service."
  • Q : "Qu'advenait-il des corps des patients après le gazage ?"
  • R : "Une fois la pièce vidée du gaz, des brancardiers y étaient envoyés pour enlever les corps et les déposer dans un pièce adjacente. Là, un médecin examinait les corps des patients afin de constater les décès."
  • Q : "Ensuite que devenaient ces corps ?"
  • R : Après le constat de décès du médecin, ce dernier ordonnait la crémation et les corps étaient brûlés."
  • Q : "Après avoir ordonné la crémation, et constaté les décès, les corps étaient brûlés ? C'est bien ça ?"
  • R : "Oui"
  • Q : "Y avait-il un crématorium de construit dans chacun des instituts ?"
  • R : "Oui les crématoriums étaient construits dans les instituts."
  • Q : "Et ces gens pensaient qu'ils allaient juste prendre une douche ?"
  • R : "Si certains parmi eux avaient la faculté de raisonner, ils ne pouvaient avoir aucun doute là-dessus..."
  • Q : "Bien maintenant, lorsque les patients étaient envoyés dans "les salles de douche", étaient-ils habillés ou nus."
  • R : "Non. Ils étaient nus."
  • [...]

> Voir la seconde partie du témoignage de Brack.


 

TEMOIGNAGE DU MEDECIN ET SS-OBERSTURMBANNFUHRER AUGUST BEKER - EXTRAIT DE SON RECIT DE L'AKTION T-4 (1960)

"Description de la chambre à gaz : Il s'agissait d'un espace semblable à une salle de douches, blanche et carrelée, d'environ 3 mètres sur 5 et avec une hauteur sous plafond de 3 mètres Tout le long des murs, il y avait des bancs. A approximativement 10 centimètres du sol, courrait le long du mur, une canalisation blanche, identique à une canalisation d'eau. Sur ce tuyau de plomberie se trouvait une série de petits trous, desquels pouvait s'échapper le gaz, du Monoxyde de Carbone. Les bouteilles de gaz étaient juste à l'extérieur de la pièce et étaient directement raccordées à cette conduite. Le montage des installations étaient réalisé par des soldats du génie de la SS. Se sont eux qui installaient aussi les fours crématoires des instituts à proximité de la chambre à gaz afin d'y brûler les corps des patients. La porte d'accès hermétique à la chambre à gaz, comportait une sorte de hublot, une lucarne, au travers de laquelle on pouvait observer le comportement des patients pendant les gazages. Le premier gazage fut conduit par le docteur Albert G Widmann du bureau de l'aktion T4. Ce fut lui qui actionna le dispositif et régula le débit du gaz. Lors de ce premier gazage, on emmena 10 à 20 patients dans la chambre. Je remarquais qu'en une minute ces hommes étaient morts, allongés sur le sol. Cela se passait sans affolement ni tumulte. Au bout de 5 minutes, l'air fut vidangé et la porte d'accès ouverte [...]"

 

LES SOURCES :

Ces témognages sont extraits et traduits de Washington US Gov - "Trials of War Criminals Before the Nuernberg Military Tribunals" - 1949-1953 Volume I et Dietrich Eichholtz - "Brandenburg in der NS-Zeit“ - Studien und Dokumente - 1993, Verlag Volk und Welt GmbH - Berlin.

 

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