L'AUTRICHE ET LE IIIe REICH - L'ANSCHLUSS

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CONVERSATION TELEPHONIQUE HITLER / DE HESSE

 

Le Prince Philippe de Hesse (PhH) :
"Je reviens à l'instant du Palazzio Venezia. Le Duce a accepté toute l'affaire de façon très amicale. Il vous envoie ses amitiés. On l'a informé des affaires d'Autriche. C'est Schuschnigg qui lui a donné les nouvelles. Il a dit à ce moment là que ce serait complètement impossible et que ce serait du bluff, qu'une chose semblable ne pouvait être faite. On lui a dit que malheureusement, c'était fait et que cela ne pouvait plus être changé. Alors Mussolini a dit que l'Autriche ne l'intéressait nullement."

Hitler :
"Alors, s'il vous plaît, dîtes à Mussolini que je n'oublierai jamais cela."

PhH :
"Oui."

Hitler :
"Jamais, jamais, quoi qu'il arrive. Je suis toujours prêt à conclure un accord tout à fait différend avec lui."

PhH :
"Oui, je le lui ai dit aussi."

Hitler :
"Aussitôt que l'affaire d'Autriche sera réglée, je serai prêt à l'accompagner pour le meilleur ou pour le pire, peu importe."

PhH :
"Oui, mon Führer."

Hitler :
"Ecoutez, je conclurai n'importe quel accord. Je ne crains plus désormais la terrible position qui aurait été la nôtre, militairement, au cas où nous serions entrés dans le conflit. Vous pouvez lui dire que je le remercie vivement et que jamais, jamais je n'oublierai cela."

PhH :
"Oui, mon Führer."

Hitler :
"Je ne l'oublierai jamais, quoi qu'il arrive. Si jamais il a besoin d'une aide ou s'il est devant un danger, il peut être convaincu que je tiendrai bon auprès de lui, quoi qu'il arrive, même si le monde entier est contre lui."

PhH :
"Oui, mon Führer."

[...]

 

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