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L'AUTRICHE
ET LE IIIe REICH - L'ANSCHLUSS
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Nicolas BERNARD | en ligne depuis : Mars 2000 | ©
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CONVERSATION
TELEPHONIQUE HITLER / DE HESSE
Le
Prince Philippe de Hesse (PhH) :
"Je reviens à l'instant du Palazzio Venezia. Le Duce a accepté
toute l'affaire de façon très amicale. Il vous envoie ses amitiés. On
l'a informé des affaires d'Autriche. C'est Schuschnigg qui lui a donné
les nouvelles. Il a dit à ce moment là que ce serait complètement impossible
et que ce serait du bluff, qu'une chose semblable ne pouvait être faite.
On lui a dit que malheureusement, c'était fait et que cela ne pouvait
plus être changé. Alors Mussolini a dit que l'Autriche ne l'intéressait
nullement."
Hitler
:
"Alors, s'il vous plaît, dîtes à Mussolini que je n'oublierai jamais
cela."
PhH
:
"Oui."
Hitler
:
"Jamais, jamais, quoi qu'il arrive. Je suis toujours prêt à conclure
un accord tout à fait différend avec lui."
PhH
:
"Oui, je le lui ai dit aussi."
Hitler
:
"Aussitôt que l'affaire d'Autriche sera réglée, je serai prêt à
l'accompagner pour le meilleur ou pour le pire, peu importe."
PhH
:
"Oui, mon Führer."
Hitler
:
"Ecoutez, je conclurai n'importe quel accord. Je ne crains plus
désormais la terrible position qui aurait été la nôtre, militairement,
au cas où nous serions entrés dans le conflit. Vous pouvez lui dire
que je le remercie vivement et que jamais, jamais je n'oublierai cela."
PhH
:
"Oui, mon Führer."
Hitler
:
"Je ne l'oublierai jamais, quoi qu'il arrive. Si jamais il a besoin
d'une aide ou s'il est devant un danger, il peut être convaincu que
je tiendrai bon auprès de lui, quoi qu'il arrive, même si le monde entier
est contre lui."
PhH
:
"Oui,
mon Führer."
[...]
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