MEMO SUR LA GUERRE SINO-JAPONAISE

| Matthieu BOISDRON | en ligne depuis : Octobre 2000 | © www.1939-45.org |

 

1938-1941 : RESISTANCE !

La Chine, territoire immense, posait de difficultés aux japonais du fait de la taille du front. Ainsi, si les villes étaient fortement tenues par des garnisons japonaises, les campagnes étaient propices aux partisans. Seuls quelques axes de communications étaient fortement surveillés tandis que les autres étaient soumis aux attaques chinoises. Cette résistance était constituée, pour une part majeure, par les combattants communistes de Mao Tsé-Toung qui menaient une guerre sans merci aux japonais. Ils multipliaient les sabotages et les embuscades sur les arrières de l'ennemi.

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Aucune des offensives japonaises ne permettaient de faire la différence sans que les Chinois ne puissent réussir à chasser les Japonais. En septembre 1939, une offensive majeure fut mise au point par le commandement nippon en direction de Tch'ang-cha, la capitale de la grande province du Hunan. Poussant jusqu'aux faubourgs de la cité, les japonais furent repoussés après d'âpres combats d'une rare violence. D'autres offensives furent lancées en 1940 et 1941 et grosso modo obtinrent le même résultat. Face à ces échecs répétées, il était clair qu'il fallait changer de tactique : dorénavant, les Japonais concentreraient leurs efforts sur les ports (comme Amoy ou Foutcheou) afin d'isoler les forces chinoises et de les couper de leur ravitaillement. L'invasion de l'Indochine par le Japon répondait au même objectif, celui de couper la route d'Haïphong. Ces initiatives ne pouvaient que contribuer à alimenter la tension entre le Japon et les Etats-Unis. Ces derniers une fois entrés en guerre, apporteront leur soutien aux nationalistes de Tchang Kai Chek. A cela il faut ajouter l'extension du conflit dans le Pacifique qui conduisit à l'envoi de troupes japonaises affectées Chine vers ce nouveau théâtre d'opérations. Toutefois, malgré ces difficultés, la ville de Honk Kong tomba aux mains des japonais fin 1941, infligeant ainsi une cuisante défaite aux troupes britanniques.

 

L'ENTREE EN GUERRE DES ETATS-UNIS D'AMERIQUE

Tchang Kai Chek, afin de se ravitailler, envoya dans le nord de la Birmanie des troupes sous le commandement du célèbre Général Stilwell, son chef d'état-major depuis mars 1942. Ces unités se trouvèrent prises dans la déroute britannique et durent se replier sur l'Inde. Face à cette situation nouvelle, les japonais relancèrent leur offensive sur Tch'ang-cha, sans grand succès... En 1943, de nouvelles offensives japonaises sur la province "base" des nationalistes, le Se Tchouan, furent également vaines.

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L'aviation américaine opérait maintenant dans le Sud de la Chine afin de soutenir l'armée nationaliste. En parallèle, les offensives britanniques et chinoises se préparaient afin de ouvrir à nouveau les routes de Ledo et de la Birmanie. C'est pourquoi, à la mi-avril 1944, l'opération "Ichi-go" (Opération n°1) fut lancée par les Japonais. 300.000 soldats japonais furent engagés dans la bataille. Objectif ? Détruire les bases aériennes américaines et déloger l'armée chinoise basée en Birmanie. L'offensive se concentra tout d'abord sur la ligne de chemin de fer Pékin-Canton (pour ouvrir une ligne de communication Nord-Sud et couper la Chine en deux). Dans cette optique, les Japonais lancèrent une nouvelle offensive sur Tch'ang-cha qui, cette fois, tomba le 18 juin. Le 08 août, Hengyang fut prise à son tour, ouvrant par là même la route de Canton. De nouvelles attaques furent conduites sur les provinces chinoises du sud dès la 26 août par 400.000 hommes accompagnés de blindés et de l'aviation : le 10 novembre Guillin était prise et aux environs du 10 décembre, ce fut le tour de Lieou-tcheou.

La situation s'avérait dangereuse et Wedemeyer (le successeur de Stilwell) organisa un pont aérien qui devait acheminer des renforts chinois dans les régions en danger pendant que les troupes de Mao harcèleraient les voies de ravitaillement japonaises. Début 1945, "Ichi-go" s'arrêta faute de moyens. Les Japonais venaient de passer très près de la victoire par KO technique...

 

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