1938-1941
: RESISTANCE !
La
Chine, territoire immense, posait de difficultés aux japonais du
fait de la taille du front. Ainsi, si les villes étaient fortement
tenues par des garnisons japonaises, les campagnes étaient propices
aux partisans. Seuls quelques axes de communications étaient fortement
surveillés tandis que les autres étaient soumis aux attaques chinoises.
Cette résistance était constituée, pour une part majeure, par les
combattants communistes de Mao Tsé-Toung qui menaient une guerre
sans merci aux japonais. Ils multipliaient les sabotages et les
embuscades sur les arrières de l'ennemi.
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GALERIE
PHOTOGRAPHIQUE (6 clichés - 182 ko)
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Aucune
des offensives japonaises ne permettaient de faire la différence
sans que les Chinois ne puissent réussir à chasser les Japonais.
En septembre 1939, une offensive majeure fut mise au point par le
commandement nippon en direction de Tch'ang-cha, la capitale de
la grande province du Hunan. Poussant jusqu'aux faubourgs de la
cité, les japonais furent repoussés après d'âpres combats
d'une rare violence. D'autres offensives furent lancées en 1940
et 1941 et grosso modo obtinrent le même résultat. Face à ces échecs
répétées, il était clair qu'il fallait changer de tactique : dorénavant,
les Japonais concentreraient leurs efforts sur les ports (comme
Amoy ou Foutcheou) afin d'isoler les forces chinoises et de les
couper de leur ravitaillement. L'invasion de l'Indochine par le
Japon répondait au même objectif, celui de couper la
route d'Haïphong. Ces initiatives ne pouvaient que contribuer à
alimenter la tension entre le Japon et les Etats-Unis. Ces derniers
une fois entrés en guerre, apporteront leur soutien aux nationalistes
de Tchang Kai Chek. A cela il faut ajouter l'extension du conflit
dans le Pacifique qui conduisit à l'envoi de troupes japonaises
affectées Chine vers ce nouveau théâtre d'opérations. Toutefois,
malgré ces difficultés, la ville de Honk Kong tomba aux mains des
japonais fin 1941, infligeant ainsi une cuisante défaite
aux troupes britanniques.
L'ENTREE
EN GUERRE DES ETATS-UNIS D'AMERIQUE
Tchang
Kai Chek, afin de se ravitailler, envoya dans le nord de la Birmanie
des troupes sous le commandement du célèbre Général
Stilwell, son chef d'état-major depuis mars 1942. Ces unités se
trouvèrent prises dans la déroute britannique et durent se replier
sur l'Inde. Face à cette situation nouvelle, les japonais relancèrent
leur offensive sur Tch'ang-cha, sans grand succès... En 1943, de
nouvelles offensives japonaises sur la province "base" des nationalistes,
le Se Tchouan, furent également vaines.
L'aviation
américaine opérait maintenant dans le Sud de la Chine afin de soutenir
l'armée nationaliste. En parallèle, les offensives britanniques
et chinoises se préparaient afin de ouvrir à nouveau les
routes de Ledo et de la Birmanie. C'est pourquoi, à la mi-avril
1944, l'opération "Ichi-go" (Opération n°1) fut lancée par les Japonais.
300.000 soldats japonais furent engagés dans la bataille.
Objectif ? Détruire les bases aériennes américaines et déloger
l'armée chinoise basée en Birmanie. L'offensive se concentra
tout d'abord sur la ligne de chemin de fer Pékin-Canton (pour ouvrir
une ligne de communication Nord-Sud et couper la Chine en deux).
Dans cette optique, les Japonais lancèrent une nouvelle offensive
sur Tch'ang-cha qui, cette fois, tomba le 18 juin. Le 08 août, Hengyang
fut prise à son tour, ouvrant par là même la route de Canton.
De nouvelles attaques furent conduites sur les provinces chinoises
du sud dès la 26 août par 400.000 hommes accompagnés de blindés
et de l'aviation : le 10 novembre Guillin était prise et aux environs
du 10 décembre, ce fut le tour de Lieou-tcheou.
La
situation s'avérait dangereuse et Wedemeyer (le successeur de Stilwell)
organisa un pont aérien qui devait acheminer des renforts chinois
dans les régions en danger pendant que les troupes de Mao harcèleraient
les voies de ravitaillement japonaises. Début 1945, "Ichi-go" s'arrêta
faute de moyens. Les Japonais venaient de passer très près
de la victoire par KO technique...
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