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L'AFFAIRE DU S/S ATHENIA | Nicolas BERNARD | en ligne depuis : Mars 2000 | © www.1939-45.org |
Les preuves effacées (maladroitement), reste à révéler la vérité officielle, version allemande. Ce qui fera l'objet, entre autres, d'un article de l'organe du NSDAP, le Völkischer Beobachter, au grand dam du grand amiral Räder, qui niera toute sa vie avoir été mis au courant au préalable de cette initiative du Ministère de la Propagande. "Churchill a coulé l'Athenia. La photographie ci-dessus montre la fière Athenia, le géant de l'Océan, que Churchill vient de détruire par un acte criminel. On peut voir distinctement l'importante installation de radio du bord. Cependant, on n'a entendu nulle part un appel SOS. Pourquoi l'Athenia demeura-t-elle silencieuse ? Parce que son capitaine ne devait rien communiquer au monde. Il s'abstint prudemment de faire savoir au monde entier que Winston Churchill tentait de couler le bâtiment par l'explosion d'une machine infernale. Il le savait, mais il devait se taire. Près de 1500 personnes auraient trouvé la mort, si le plan original de Churchill avait réussi selon ses espérances criminelles. Oui, il espérait ardemment que les cent Américains qui se trouvaient à bord du navire, trouveraient la mort dans les flots afin que la colère du peuple américain, abusé par lui, se dirigeât contre l'Allemagne, responsable présumée de cette action. C'est une chance que la majorité d'entre eux ait échappé au destin que leur avait préparé Churchill. Notre photographie à droite montre deux passagers blessés. Ils furent sauvés par le cargo City of Flint et, comme on peut le voir, remis au garde-côte américain USS (NDLR, pour United States Ship) Gibb, à bord duquel ils purent recevoir des soins médicaux. Ils constituent une accusation muette contre le criminel Churchill. Eux et les ombres de ceux qui sont morts l'appellent devant le Tribunal du monde et demandent au peuple britannique : Combien de temps encore ce poste, l'un des plus riches en 'tradition de l'histoire de la Grande-Bretagne', sera-t-il occupé par un assassin ?". Extrait du Völkischer Beobachter du 23 octobre 1939, cité in Bernadac - "La Kriegsmarine" - France-Empire 1983 à la page 141. L'affaire de l'Athenia aurait pu se limiter à ce qu'il est coutumier de qualifier de banal en temps de guerre, à savoir le torpillage d'un navire. Seulement, parce que ce paquebot transportait des ressortissants américains, et parce que l'acte commis par Lemp, accident ou non, constituait une violation caractérisée des règles internationales, il fallait camoufler la vérité et laisser la Propagande agir.
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