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PROPAGANDE ! PRESSE ET RADIO FRANCAISES PENDANT LA GUERRE | Matthieu BOISDRON | en ligne depuis : Avril 2000 | © www.1939-45.org |
Avant Propos : Hitler a dit un jour : "en temps de guerre, les mots sont des armes". En effet, le contrôle de l'information c'est le contrôle de l'opinion, de la population. A la différence des alliés qui rechignaient à employer le terme de propagande, les membres du Reich revendiquaient clairement l'utilisation de ce terme. Sous l'égide de Goebbels, la propagande allemande pris une ampleur bien plus vaste qu'un système de censure "classique" de temps de guerre. Le but avoué était d'orienter la population dans un sens précis. Le front devait entrer dans la maison de chaque citoyen quel qu'il soit et devait montrer aux civils la nécessité, la légitimité de telle ou telle chose afin que ceux-ci acceptent cet état de choses sans manifester leur mécontentement ou leurs craintes. L'entretien du moral de l'armée et des civils (qui, dans les régimes démocratiques jouent un rôle primordial dans la vie politique du pays) était chose absolument nécessaire qui mettait en jeu, pour une part, le cours et l'issue de la guerre. La différence majeure qui existe entre démocraties et dictatures c'est l'utilisation que l'on fait de cet outil. Pour les premières, la propagande ne trouve sa légitimité que dans un contexte de guerre alors que pour les secondes la permanence de celle-ci est de mise. Hitler avait d'ailleurs consacré deux chapitres entiers de "Mein Kampf" à l'analyse théorique et pratique de la propagande. La "publicité" du N.S.D.A.P. avant l'accession de Hitler au pouvoir en 1933 fut menée par Goebbels qui, dès 1928, pris sous sa responsabilité cette charge qu'il ne quitta qu'à la fin de la guerre. Le R.M.V.P, sous la direction de ce dernier, fut mis en place et s'occupa de la propagande au sein du Reich. En Italie, c'est le Minculpop qui encadrera les médias. L'U.R.S.S ne fit pas exception à cette règle et mena elle aussi un programme de ce type. La Grande-Bretagne possédait, quant à elle, un ministère de l'information et les Etats-Unis un Bureau d'informations à la guerre. On constate bien là la différence d'appréciation qui existait entre régimes dictatoriaux et démocratiques. En effet, la tradition libérale s'opposait, par définition, à l'absence de liberté et à la politique d'un parti unique. Le cinéma jouera un rôle très important également car il permet une plus grande liberté dans la diffamation et l'œuvre de fiction, logiquement source de loisir et de divertissement, touchera un large publique avec un discours à la portée de tous. La presse, quant à elle, touche un très large public également, public qui s'orientera vers la Radio quand le papier viendra à manquer. L'auteur : Matthieu BOISDRON.
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