PROPAGANDE : PRESSE ET RADIO FRANCAISES PENDANT LA GUERRE

ANNEXE : QUELQUES TITRES DE PRESSE - DONNEES TIREES DU LIVRE "ETE 40" DE J. VARIN

| Mise en page par Yannis KADARI | en ligne depuis : Octobre 2001 | © www.1939-45.org |

 

L'Action Française

  • 100.000 exemplaires en 1939.
  • Journal fondé en 1899. Dans un premier temps hebdomadaire puis ensuite quotidien, le journal était l'organe du mouvement du même nom. Dans les années 30, le journal était animé par Charles Maurras et Maurice Pujo. La rédaction collabore avec Vichy avant d'être interdite de parution à la libération.

L'Aube

  • Fondé en 1932, l'Aube était un quotidien de tendance démocrate chrétienne. En 1939, sa direction était assuré par Messieurs Gay et Tessier. Disparu en 1951.

Le Canard Enchainé

  • Hebdomadaire satirique fondé en 1926 par Maurice Maréchal. Le Canard est bien sur toujours publié de nos jours.

Candide

  • 340.000 exemplaires en 1939
  • Créé par l'éditeur Fayard en 1923. Hebdomadaire de droite. Interdit à la libération.

Le Courrier du Centre

  • 100.000 exemplaires en 1939.
  • Le journal est fondé en 1851. Diffusé dans neuf départements du Centre de la France. Interdit à la libération.

Le Courrier (de la IVe République)

  • Hebdomadaire fondé en 1920 et dirigé en 1939 par Jean de Granvilliers. Le journal sera interdit à la libération.

La Dépêche de Brest et de l'Ouest

  • 60.000 exemplaires en 1939
  • Quotidien radical socialiste fondé en 1886. La rédaction se rallie à Vichy en 1940. Le titre disparaît à la libération.

Les Dernières Nouvelles de Paris

  • Journal quotidien lancé en juin 1940. La rédaction prône une collaboration sans faille avec le IIIe Reich. Malgré son engagement pro-vichyste, le journal cesse sa publication dès septembre 1940.

L'éclaireur de Nice

  • Journal régional. Rallié à Vichy et au maréchal Pétain, le journal disparaît en 1944. Ses locaux et son matériel sont utilisés par L'Aurore du Sud Est ainsi que Patriote.

L'Effort

  • Journal socialiste fondé après la défaite de l'été 1940. Charles Spinasse et sa rédaction se rallient immédiatement à Vichy.

France

  • Journal fondé par la France Libre du général de Gaulle. Publié à Londres et dirigé par Pierre Comert.

La France au Travail

  • Journal fondé par Picard, fasciste et antisémite. La France au Travail est diffusée en zone occupée avec la bienveillance des autorités allemandes. Le ton est prolétarien cherchant ainsi à séduire les anciens lecteurs de l'Humanité, interdit de parution en 1939. Pronazi au possible le journal est interdit à la libération.

Gringoire

  • 407.000 exemplaires en 1939
  • Hebdomadaire de droite fondé en 1928 par Horace de Carbuccia. Deux grands axes rédactionnels : politique et littérature. Bascule à l'extrême-droite en 1933-34. Parmi les collaborateurs de Gringoire citons : Brasillach, Suarez ou encore Henriot. Gringoire est interdit de parution à la libération.

L'Humanité

  • 320.000 exemplaires en 1939
  • L'Humanité est fondé en 1904 par Jean Jaures. Il est quotidien du Parti Socialiste puis du Parti Communiste Français. Le journal est interdit en août 1939 par le gouvernement français. Il continue à circuler "sous le manteau". Au cours de l'été 1940, quelques tentatives sont faîtes pour relancer la parution avec l'accord des Allemands. C'est un échec. Le titre retrouve les kiosques en juillet 1944. Il est toujours en parution.

Le Journal

  • 400.000 exemplaires en 1939
  • Quotidien modéré. Sa rédaction est repliée à Lyon pendant la guerre. Non autorisé à reparaître à la libération.

Le Matin

  • 275.000 exemplaires en 1939
  • Fondé en 1882 à Paris par Jules Vallès. Ce quotidien défendait des positions de Centre-droite. Le journal suspend sa parution en mai-juin 40 pour quelques jours. Il reparaît en kiosques pendant été 1940 contrôlé par les autorités nazies, avant de définitivement disparaître en août 1944.

L'Oeuvre

  • 115.000 exemplaires en 1939
  • Hebdomadaire fondé en 1902 par Gustave Tery. En 1915, le journal devient quotidien et affiche clairement des opinions socialistes. Avec la défaite, sa rédaction et ses moyens sont repliés à Clermont-Ferrand jusqu'en juillet 1940. Le titre est alors récupéré par Marcel Déat qui en fait un journal collaborationniste. L'Oeuvre est interdite de publication à la libération.

Le Petit Journal

  • 150.000 exemplaires en 1939
  • Le Petit Journal voit le jour en 1863. Il est racheté par de la Rocque en 1937 et devient de fait l'organe officiel du PSF, successeur des "Croix de Feu", et parti d'extrême-droite. Pendant la guerre, le journal est imprimé a Clermont Ferrand. Interdit de parution à la libération.

Le Petit Marseillais

  • 230.000 exemplaires en 1939.
  • Quotidien installé à Marseille. Le titre est le plus lu dans le Sud-est de la France. Dirigé par Gaillard-Bourrageas, le titre rallie Vichy et prend fait et cause pour le "vieux maréchal". Le journal disparaît en 1944. Ses locaux sont alors occupés par la Marseillaise et Midi Soir.

Le Petit Parisien

  • 1.320.000 en 1940
  • Quotidien fondé en 1876. Son ton modéré lui assure un succès durable auprès de ses lecteurs. Le titre est utilisé par les Allemands et Vichy afin de prôner la collaboration. Interdit à la libération.

Le Populaire de Paris

  • 90.000 exemplaires en 1939.
  • Quotidien officiel de la SFIO fondé en 1916. Interdit par Vichy. Quelques numéros clandestins sont diffusés pendant la guerre. Réapparaît brièvement en 1944 avant de disparaître définitivement.

 

||