BONNET Georges
Bassilac 1889 - Bassilac 1972

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Né à Bassilac, en Dordogne, le 23 juillet 1889, neveu par alliance du radical Camille Pelletan, Georges Bonnet se tourne vers le droit dans un premier temps, devenant auditeur puis maître des requêtes au Conseil d'Etat, la juridiction administrative suprême.

Avocat à Paris, il s'oriente vers la politique et participe de 1924 à 1940 à plusieurs cabinets ministériels, occupant successivement les postes de ministre du budget, des pensions, du commerce et des finances. Ambassadeur à Washington, Georges Bonnet y apprend les us et coutumes et diplomatiques, ce qui lui permet d'obtenir le poste de ministre des affaires étrangères d'avril 1938 à septembre 1939.

Bonnet, anticommuniste, se refuse à toute compromission avec Moscou et louche vers l'Allemagne nationale-socialiste. Il prône la politique d'appeasement à la française, approuvant les accords de Munich après avoir manœuvré à cet effet et signant avec Ribbentrop le 06 décembre 1938 un accord qui devait être la pierre de touche d'un renouveau des rapports diplomatiques franco-allemands. Cet accord va renforcer chez Staline l'idée que les démocraties occidentales sont prêtes à laisser le Führer agir à sa guise en Europe de l'Est.

Lorsque les prétentions allemandes deviennent intolérables, en 1939, et que la Grande-Bretagne est décidée à y faire face en renforçant notamment sa politique d'alliance en Europe centrale et orientale, Bonnet opte pour une politique dont l'objectif est d'éviter la guerre, tout en se conciliant Berlin et en maintenant l'alliance polonaise. Cette position lui vaut les critiques des partisans de la guerre et de la paix. De sorte qu'à la déclaration de guerre, il quitte le Quai d'Orsay pour le ministère de la Justice.

Le 10 juillet 1940, il vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Surtout, il parvient à échapper à l'inculpation au procès de Riom où sont traduits Blum, Daladier, Gamelin. Dès 1941, Bonnet devient membre d'une institution vichyste, le Conseil National.

Cette compromission avec Vichy lui vaut des poursuites à la Libération, et il doit s'exiler en Suisse. Mais il reviendra vite en France, et deviendra en 1956 député de la Dordogne et maire de Brantome. Il meurt à Bassilac en 1972.

 

 

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