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COOPER
Thomas | Yannis KADARI | en ligne depuis : Novembre 2000 | © www.1939-45.org |
Thomas Cooper voit le jour à Londres le 29 août 1919. Issu d'une famille modeste, il est le fils d'une mère allemande et d'un père britannique. Cooper suit une scolarité normale à la Latymer Upper School. Cependant ses professeurs lui reprochent un comportement agité ainsi qu'une irritabilité notable. En 1938, Cooper prend la décision de rejoindre la British Union of Fascists and National Socialists, mouvement d'extrême droite. Au mois d'août 1939 Thomas Cooper embarque pour l'Allemagne et entame un périple en espérant y trouver un emploi via le Reichs Arbeits Dienst (RAD). Lorsque la guerre éclate, Cooper est toujours sur le territoire du IIIe Reich et s'y retrouve bloqué. Classé comme étant "Volkdeutsche" de part les origines germaniques de sa mère, Cooper est laissé en liberté par les autorités nazies. Incapable de trouver un emploi, il se porte volontaire pour rejoindre la Wehrmacht. Néanmoins sa qualité de "Volkdeutsche" lui ferme les portes de la Heer. Il ne lui reste donc plus que l'engagement dans la Waffen-SS qu'il signe le 01 février 1940 sous le nom de Thomas Bottcher (version germanisée de son patronyme). Commence alors pour notre homme un parcours chaotique. Suivant son instruction au bataillon école de la Leibstandarte SS Adolf Hitler à Berlin, Cooper rejoint ensuite un bataillon d'application. Fin mars 1940, il est muté au bataillon école d'infanterie de la SS-Division "Totenkopf" basé à Radolfzell et commandée par Eicke. En juillet 1940 son instruction est terminée et Cooper est nommé Sturmann à la 8e compagnie du 5. SS-Regiment "Thule" de la "Totenkopf". Durant l'automne 1940, le régiment fait mouvement afin de rejoindre ses nouveaux cantonnements à Plock (Pologne). Bien noté par ses supérieurs, montrant un intérêt non dissimulé pour les théories nationales socialistes, Cooper est envoyé suivre des cours dans l'une des écoles de sous-officiers de la Waffen-SS. De février 1941 au mois de mai, notre homme suit des cours intensifs entrecoupés d'entraînements physiques éprouvants à Lauenburg en Poméranie. Nommé Unterscharführer Thomas Cooper est affecté dès sa sortie d'école au Wachbataillon "Oranienburg" de la Division SS "Totenkopf". Basé à Debica en Pologne, Cooper se porte volontaire pour participer à la garde de travailleurs polonais "employés" par les industries du Grand Reich. Pendant cette période il surveille aussi des prisonniers de guerre soviétiques et prend part à des "opérations spéciales de maintien de l'ordre" dans le ghetto juif de Cracovie. Il se taille à cette époque une solide réputation d'efficacité... En janvier 1943, Thomas Cooper reçoit sa nouvelle feuille de route : direction l'Est au sein de la SS-Polizei-Division. Cooper et ses camarades SS sont engagés sur le front de Leningrad, remplaçant les volontaires espagnols de la division "Azul". Les conditions sont plus qu'effroyables et le 13 février les Grenadiere sont pris sous un violent tir d'artillerie soviétique à Schablinov. Les pertes des SS sont lourdes et les blessés se comptent par dizaines. Cooper fait partie du lot. Sérieusement atteint aux deux jambes sa situation médicale est grave et il doit être envoyé vers l'arrière. On le retrouve dans un hôpital militaire aux Pays-Bas. En juin 1943, Cooper qui souffre encore de ses blessures, fait la connaissance d'Oskar Lange, un américain à moitié allemand, chef d'une unité de propagande nazie ayant pour mission de "retourner" des prisonniers de guerre alliés. Les deux hommes s'entendent bien et Cooper est transféré de la Waffen-SS aux services du ministère des affaires étrangères dont dépendent pour partie les programmes de propagande nazis. Cooper travaille alors à Genshagen, ville depuis laquelle il écume les camps de prisonniers afin de monter une unité britannique de SS. Début 1944, nommé Oberscharführer, il prend la tête d'un centre de transit situé à Grunewald dans le district de Berlin avant de rejoindre le Britisches Frei Korps à Hildesheim. Il ne s'agit que d'une poignée d'hommes sous les ordres d'un nommé Roepke. L'enrôlement des volontaires britanniques est largement en deçà des espérances des autorités allemandes. Ces dernières rendent responsables Roepke et Cooper. Les deux hommes sont obligés de quitter le Freikorp et sont mutés dans de nouvelles unités. Cooper retrouve la Leibstandarte SS Adolf Hitler où il est en charge de la police militaire dans un bataillon disciplinaire à Spreenhagen. Alors que le Reich à l'agonie vit ses dernières semaines, Thomas Cooper est rattaché au quartier Général du 3. Panzer Korps. Il y retrouve quelques volontaires britanniques amalgamés avec le bataillon de reconnaissance de la 11. SS-Freiwilligen-Panzergrenadier-Division "Nordland" commandée par Félix Steiner. Dans le chaos des derniers jours de guerre en Europe, Cooper s'arrange pour faire retirer du front les SS britanniques et les fait affecter à des tâches subalternes (chauffeurs de camions). Responsable de la compagnie de transport du Quartier Général du Panzer Korps, Cooper donne l'ordre aux Britanniques de faire mouvement vers l'Ouest. Comme des milliers de soldats allemands, ils cherchent à se faire capturer par les alliés occidentaux plutôt que par les troupes soviétiques. Capturé à Schwerin en mai 1945, Cooper est emprisonné puis jugé par un tribunal militaire britannique. Condamné à mort pour haute trahison, sa peine est commuée en prison à perpétuité en raison des origines allemandes de sa mère. Gracié en 1952, il est libéré en janvier 1953. Il change d'identité pour devenir Peter Lang et quitte la Grande-Bretagne pour vivre un temps au Moyen-Orient. Dans les années soixante-dix, il décide de revenir vivre à Londres, où il s'éteint en 1987 à l'âge de 68 ans.
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