|
DALADIER
Edouard | Yannis KADARI | en ligne depuis : Juillet 2000 | © www.1939-45.org |
Socialiste convaincu, dès son retour du front après l'armistice, il milite ardemment pour ses idéaux radicaux-socialistes et brigue le mandat de député du Vaucluse. Il remporte les élections de 1919. Il occupera ce siège au palais bourbon jusqu'en 1940. En marge de ses responsabilités politiques, Daladier collabore au quotidien régional "le petit provençal" ancré à gauche. A la chambre, Daladier fait son travail consciencieusement et se taille une réputation de combativité politique. Pour le coup, il est surnommé "le taureau du Vaucluse". En 1924, il entre au gouvernement comme ministre des Colonies puis ensuite de la Guerre. En 1933, il devient enfin Président du Conseil et forme son premier gouvernement. Nous sommes le 30 janvier... le jour même de l'accession au pouvoir d'Adolf Hitler en Allemagne. Avec les émeutes et les manifestations des mouvements d'extrême-droite liées à l'affaire Stavisky, Daladier est obligé de démissionner de son poste le 06 février 34. De 1934 à 1936, Edouard Daladier prépare le Front Populaire. Dans le cabinet Blum, il est à nouveau ministre de la Guerre, responsabilité qu'il cumule avec celle de vice-président du Conseil. Suite à la chute du cabinet Blum, le Président Lebrun fait appel à Daladier pour former un nouveau gouvernement. En tant qu'ex-ministre de la Guerre, Daladier est conscient de la situation militaire de la France. Il renonce à tenir les promesses sociales du Front Populaire pour "remettre la France au travail" et la préparer à l'inévitable affrontement avec l'Allemagne nazie. Cet acte politique courageux lui vaut l'hostilité de la Gauche et une impopularité sans cesse croissante. Il met en oeuvre des séries d'amélioration en terme d'organisation de travail et industrialise l'outil productif de la défense nationale. En septembre 1938, en compagnie du Prime Minister britannique Neville Chamberlain, il signe sans aucune illusion les accords de Munich, dont Hitler sort grand vainqueur. A son retour de Munich, il confie à ses proches sa surprise quant à l'accueil enthousiaste du peuple français et déclare en regardant la foule : "les cons"... En septembre 39, la guerre éclate. A Paris, Daladier décide la dissolution du Parti Communiste Français. Cette décision est motivée par la signature du pacte entre le Reich allemand et l'U.R.S.S. En mars 1940, Daladier cède sa place à Paul Reynaud, mais conserve le Ministère de la Guerre entre temps devenu Ministère de la Défense. En pleine débâcle, le 18 mai 1940, il devient Ministre des Affaires Etrangères. Après la défaite, il est arrêté à Marseille (20 juillet 1940) sur ordre du gouvernement Pétain alors qu'il tentait d'embarquer à bord du paquebot S/S "Massilia" en partance pour l'Afrique du Nord. Placé en résidence surveillée au château de Chazeron puis au fort de Portalet, il est jugé lors du célèbre procès de Riom organisé par Vichy. Après l'échec du dit procès il est déporté au camp de Buchenwald en 1943. Transféré dans le Tyrol, il est libéré en mai 1945 par les forces américaines. A la Libération, il retrouve son mandat de député (1946-1958), et redevient président du Parti Radical-Socialiste de 1957-1958. Il meurt à Paris le 10 octobre 1970.
| A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | Q | R | S | T | U | V | W | X | Y | Z | |