EICKE Theodor
Hamport Bei Hundingen 1892 - A proximité de Michailowka 1943

| Yannis KADARI | en ligne depuis : Août 2001 | © www.1939-45.org |

Fils d'un chef de gare (Heinrich Eicke), Theodor Eicke voit le jour à Hamport Bei Hundingen, en Alsace, le 17 octobre 1892. Les Eicke son originaires de Gittelda dans le massif montagneux du Harz. Cadet d'une famille de onze enfants, le jeune Eicke quitte l'école en 1909 pour rejoindre l'armée impériale. Engagé, il est affecté dans un régiment d'infanterie bavarois. En 1913, il est muté au 23 Infanterie-Regiment "König Ferdinand der Bulgaren". Comme de juste, il participe aux combats meurtriers de la Premier Guerre Mondiale. D'abord dans une unité d'infanterie jusqu'en 1916, puis dans un régiment d'artillerie. Il finit la guerre au grade de Unterzahlmeister, affecté dans une compagnie de mitrailleurs du II Korps. Décoré de la Croix de Fer de Seconde classe, il s'était entre-temps marié en décembre 1914. De cette union naîtront deux enfants, dont un fils qui sera tué en Russie le 02 décembre 1941.

A la fin de l'été 1919, Theodor Eicke, rendu à la vie civile, tente de reprendre le collier de ses études. Dans cette Allemagne chaotique de l'après-guerre, il s'inscrit dans une école de formation professionnelle à Ilmenau en Thuringe. Il vient de s'y installer avec sa jeune épouse, cette dernière souhaitant se rapprocher de ses parents. C'est un échec, puisqu'il est renvoyé de l'école dès le mois de septembre 1919. Les motifs de ce renvoi sont d'une part son incapacité de payer les frais scolaires mais aussi, et c'est important pour l'avenir, ses positions politiques d'extrême droite. Désargenté, le jeune couple se tourne alors vers les parents de Madame Eicke, mais ces derniers refusent de les aider financièrement. Eicke s'oriente alors vers la police, cherchant ainsi à obtenir un emploi stable. Il s'engage en décembre 1919 comme simple agent. Les mêmes causes produisent les mêmes effets... Début juillet 1920, il est démis de ses fonctions pour agitation politique envers la République de Weimar. Mais notre homme est entêté et malgré plusieurs refus ou échecs dans divers services de police, il parvient enfin à dérocher un poste au commissariat de Ludwigshafen am Rhein. Nous sommes en 1921. Moins de deux ans plus tard, en janvier 1923, il est mis à la porte à cause de ses opinions politiques !

En janvier 1923, quelques jours après son renvoi, il parvient à se faire embaucher au sein de l'usine IG Farben de Ludwigshafen. Débutant comme agent commercial, il devient directeur du service de sécurité de l'usine, un poste qui correspond mieux à ses capacités et à sa personnalité. Les positions idéologiques de Eicke, sa haine de Weimar et son antisémitisme, le poussent à rejoindre les rangs nazis. Dans les années 1925-30, ces derniers sont d'ailleurs très actifs en Rhénanie Palatinat menant une vaste politique de recrutement. Le 01 décembre 1928, Theodor Eicke adhère au N.S.D.A.P sous le numéro 114901. Dans la foulée, comme de nombreux autres militants nazis, il rejoint les Sturmabteilung où il obtient le grade de Truppführer.

Le 29 juillet 1929, à sa demande, il est transféré dans la Allgemeine-SS. Il ne faut que très peu de temps à Eicke pour se rendre compte que les SS sont pour lui une seconde famille. Violent, extrémiste au possible, il se sent à l'aise avec ses camarades et se donne beaucoup pour la "cause". Ses efforts sont bien vite récompensés. Il grimpe dans la hiérarchie et devient SS-Sturmführer. C'est ainsi qu'il parade régulièrement en uniforme noir dans les rues de Ludwigshafen à la tête de son SS-Sturm 148. L'ascension de Eicke se poursuit. En novembre 1931, Himmler lui accorde le grade de SS-Standartenführer ainsi que le commandant du 10.SS-Standarte, poste auquel il remplace le SS-Standartenführer Fritz Berni.

Cependant, Eicke est personnage toujours aussi violent et agressif. D'aucuns le qualifieront de brute épaisse. Conformément aux méthodes nazies, il fait régner la terreur et n'hésite pas une seconde à faire le coup de poing contre les opposants politiques au Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei. Début mars 1932, il est interpellé par la police pour détention illégale d'explosifs et complot visant à réaliser des attentats en Bavière. Notre homme perd immédiatement son poste chez IG Farben et se voit jeter en prison. Quelques jours suffisent à ses geôliers pour prendre la décision de l'isoler, car dans le monde carcéral aussi, Eicke est un terrible fauteur de troubles. Jugé en juillet 1932, il est condamné à deux années d'emprisonnement.

C'est alors que Franz Gürtne, ministre de la justice bavarois et futur Reichsminister der Justiz d'Hitler, intervient et le fait remettre en liberté conditionnelle pour six semaines. Officiellement Eicke sort pour raisons de santé. Ayant à peine recouvert sa liberté le SS repart pour Ludwigshafen où il poursuit ses activités subversives. Pourchassé par la police, il est contraint de se réfugier à Landau. Aidé par Heinrich Himmler et les réseaux SS, il finit par disparaître et s'enfuir en Italie, à Malcesine près du lac Garda. Là, Mussolini a autorisé l'installation d'un camp de refuge pour les SS chassés d'Allemagne. Eicke en devient le commandant tout en conservant à distance la tête du 10.SS-Standarte. Promu SS-Oberführer en octobre 1932, Eicke prend la malheureuse initiative d'organiser un défilé le jour de l'anniversaire de la Marche sur Rome des fascistes. C'est ainsi que Himmler découvre Eicke, à la tête de SS, sur des photographies faisant la une de la presse autrichienne !

Mais une autre affaire poursuit Eicke depuis 1931. Ainsi entretient-il une terrible querelle avec le Gauleiter du Palatinat, Josef Bürckel. En 1931, Bürckel avait tenté de réunir sous ses ordres les SA et les SS. Eicke était parvenu à éviter cette prise de contrôle et avait ruiné les plans du Gauleiter mais pas son ambition dévorante. Depuis, ce dernier, lui vouait une haine sans limites. Profitant de l'exil de Eicke en Italie, le Gauleiter Bürckel avait repris sa tentative de prise de contrôle. La machination de Bürckel était parvenue aux oreilles du SS qui avait juré que dès son retour il en finirait une fois pour toutes avec le politicien... mais à sa manière.

Hitler qui devient chancelier le 30 janvier 1933 libère Eicke de son exil, tandis que Franz Gürtner fait lever sa peine de prison. C'est donc en homme libre que Theodor Eicke rentre en Allemagne. En mars, il prend la tête du 46.SS-Standarte et retrouve les siens à Ludwigshafen. Il promet à Heinrich Himmler de mettre un terme à sa querelle avec le Gauleiter Josef Bürckel... Mais Eicke ne tient pas sa parole. Quelques jours après son arrivée, il organise une mutinerie des troupes SS. Eicke et ses hommes forcent l'entrée des bureaux de Bürckel, saccagent les locaux et enferment le Gauleiter... dans ses toilettes ! la Schutzpolizei intervient et libère Bürckel. Ce dernier, humilié et furieux, fait interpellé Eicke et le traduit en justice. Notre homme est déclaré mentalement déficient et se retrouve interné à la Nervenklinik de Würzburg. Himmler lui aussi furieux et agacé par l'attitude de Eicke le raye des cadres de la SS. Aidé par le directeur de la clinique, le psychiatre Werner Heyde (l'un des futurs chefs de l'Aktion T-4), Eicke multiplie les courriers de clémence auprès du Reichführer-SS.

Eicke finit par recouvrir la liberté en juin 1933. Il est réintégré dans la SS, au même grade et à la même ancienneté. Néanmoins, si Himmler apprécie le personnage, il souhaite désormais avoir un oeil sur lui. Eicke est alors affecté à l'état-major du Reichsführer-SS au sein du commandement du SS Gruppe "Süd" dépendant de Josef Sepp Dietrich. Totalement dévoué à ses chefs et au Parti, Eicke devient aussi le commandant du KL (Note : l'acronyme KZ est erroné) de Dachau en juin 1933; poste auquel il remplace le SS-Sturmbannführer Hilmar Wäckerle tombé en disgrâce. Promu SS-Brigadeführer en janvier 1934, il reste à la tête du camp de concentration jusqu'au 09 mars 1934.

Pendant son commandement, Theodor Eicke introduit ses propres méthodes d'administration de camp, décrites dans sa directive "Maintenance de la Discipline et de l'Ordre" - zur Aufrechterhaltung der Zucht und Ordnung. Il met en place un système de punitions cruelles allant jusqu'à la torture ou l'exécution sommaire des prisonniers. Il encourage les gardes SS, les SS-Totenkopfverbände, à se conduire brutalement et à se faire craindre des prisonniers. Ce qui était avec Wäckerle une terreur arbitraire et occasionnelle devient avec le nouveau chef du camp une terreur quotidienne et organisée. Cette terreur est la base même du système de fonctionnement de Dachau. Dachau qui rapidement devient un modèle pour les autres camps. Les prisonniers n'y sont plus considérés comme des êtres humains, ils ne portent plus de noms mais des numéros, des uniformes rayés et des bouts de tissus explicitant les causes de leur détention. Le travail forcé et la sous-alimentation deviennent aussi des méthodes usitées permettant aux gardes SS fanatisés de mieux asservir leurs prisonniers. Car Eicke ne s'intéresse pas uniquement qu'à ses prisonniers mais aussi à ses gardes. Il veut en faire des hommes d'élite dévoués à la cause nazie... les futurs soldats politiques du IIIe Reich. Tout doit être mis en pratique pour que les SS soient conscients de leur supériorité vis à vis des Untermenschen qu'ils surveillent. Eicke va même jusqu'à faire organiser des formations traitant de l'histoire du N.S.D.A.P, du programme nazi et des ennemis de l'Allemagne hitlérienne. Parmi ces derniers, l'on trouve bien sur, au premier rang, le Juif, puis les francs-maçons, le Bolchevisme et l'Eglise. Eicke est violemment antisémite, considérant le Juif comme étant le pire ennemi des Aryens et du National-socialisme. Il fait distribuer à ses hommes de nombreux ouvrages ainsi que des revues dont le très antisémite journal Der Stürmer dirigé par Julius Streicher. Dans les baraques, les cantines, les salles de repos et même les guérites, s'affiche la propagande antisémite nazie.

Notre homme joue aussi un rôle important dans la purge des SA, la célèbre "nuit des longs couteaux" - Nacht der langen Messer - le 30 juin 1934. Eicke et le chef des gardes SS de Dachau, Michael Lippert, sont alors temporairement assignés à la prison Stadlheim de Munich ou deux compagnies de la Leibstandarte SS Adolf Hitler sont aussi envoyées. C'est Eicke et Lippert qui le 01 juillet 1934 assassinent le leader des SA Ernst Röhm dans sa cellule. Le Oberster SA Führer Rhöm refusait de se suicider... Cet acte est un nouveau tournant dans la carrière de notre homme qui démontre ainsi son dévouement total et son inflexible fidélité à ses chefs, Hitler et Himmler. En récompense, le 11 juillet, Eicke est promu au rang de SS-Gruppenführer et devient inspecteur général des camps de concentration et chef des gardes SS de tous les camps - Inspekteur der Konzentrationslager und Führer der SS Wachverbände.

Début 1935, Eicke, qui dépend directement et uniquement de Himmler pour sa nouvelle fonction, entame une profonde refonte du système concentrationnaire nazi. Il ordonne la fermeture d'une myriade de petits camps de concentration, plus ou moins temporaires, et réunit ses 10.000 prisonniers (environ) dans de vastes camps. On en compte alors sept : il s'agit de Dachau, Esterwegen, Lichtenburg, Sachsenburg, Columbia-Haus, Oranienburg, et Fehlsbüttel. Dans un second temps, il met en place une politique d'agrandissement des KL existants, et en ferme certains comme Columbia-Haus. Il met surtout en chantier de nouveaux KL dont Sachsenhausen et Buchenwald. De plus, à partir de l'année 1936, son poste d'inspecteur couvre aussi les SS-Totenkopfverbände, ce qui lui donne toute autorité pour mener à bien sa tache. Avec l'Anschluss en mars 1938, Eicke entamera la construction d'un nouveau camp, qui deviendra lui aussi tristement célèbre : Mauthausen.

En 1937, Eicke se retrouve à la tête d'un système bien rodé principalement basé sur de grands camps permanents et fonctionnant tous sur le modèle de Dachau. Administrativement le Konzentrationslager ou KL est divisé en cinq sections. La première inclut le chef de camp, son adjoint, son état-major et le bureau de censure. La seconde est composée de membres de la Gestapo et de la Kripo chargés de suivre administrativement les prisonniers. Ce sont eux qui par exemple établissent avec les médecins des camps les certificats de décès à l'aide de formulaires administratifs. L'un d'eux, baptisé 14f13, deviendra célèbre au cours de l'année 1941 (Voir le dossier Aktion T-4)... La troisième section est composée des gardes SS et de leurs officiers. La quatrième regroupe les bureaux individuels comme celui des ingénieurs du KL. La cinquième et dernière est celle du staff médical, principalement destiné aux gardes et au personnel du camp de concentration.

L'on ne peut pas évoquer le thème des camps de concentration et la vie de Eicke sans faire référence à son initiative consistant à réduire en esclavage les prisonniers. Tous ont l'obligation de travailler, dans des conditions plus que pénibles. Reprenant l'organisation mise au point à Dachau, Eicke généralise le travail dans tous les camps. Il fait ouvrir des ateliers dans lesquels les prisonniers, ouvriers spécialisés, passent des heures à oeuvrer. Ainsi voit-on fleurir dans les KL des ateliers de cordonnerie, des fabriques de matériels électriques, des boulangeries, etc. Les autres détenus, ceux sans expérience professionnel, sont employés à de durs travaux de terrassements ou dans des carrières. Le système prendra une telle ampleur et les bénéfices financiers seront tels qu'en 1938 Himmler, méfiant, retirera la responsabilité de ces fabriques à Eicke pour la confier au SS-Gruppenführer Oswald Pohl. Cette décision de Heinrich Himmler est représentative de sa philosophie du "diviser pour mieux régner" et de la méfiance viscérale qu'il entretenait envers ses subordonnés. Si Eicke est un bon élément, dévoué et efficace, il doit malgré tout ne pas prendre trop d'importance. Eicke est d'ailleurs très mal vu par bon nombre des lieutenants du Reichsführer-SS, et non des moindres. L'inimitiéentre Theodor Eicke et Reinhard Heydrich est en effet connue de tous. Les deux hommes se haïssent, Eicke considérant le chef des SD comme un arriviste prétentieux et prêt à tout pour être dans les bonnes grâces de Himmler et du Führer.

Le 30 janvier 1937, Eicke entre au Reichstag, où il est précédé par sa réputation de nazi fanatique. Quelle revanche pour ce fils de chef de gare ! les fonctions de Theodor Eicke en font l'un des hommes parmi les plus puissants du IIIe Reich. Eicke se comporte avec dévotion envers son führer et Himmler. Il ne discute jamais un ordre et se contente de l'appliquer avec le plus de zèle possible. Malgré tout, bien souvent, ses actions sont impulsives, voire irrationnelles. Toujours suspicieux, sans pitié, querelleur, bagarreur, ambitieux et dénué d'humour, voire d'intelligence diront certains membres de la SS (Heydrich en tête), Eicke n'en demeure pas moins un rouage essentiel de la machine totalitaire nazie. Les facettes de son personnage influenceront définitivement le système concentrationnaire nazi, même lorsqu'il l'aura définitivement quitté.

Le 15 novembre 1939, notre homme quitte officiellement son poste d'inspecteur général des camps et des SS-Totenkopfstandarten pour prendre le commandement de la toute nouvelle SS-Division Totenkopf. La division est formée et entraînée près de Dachau. Ses cadres sont issus des SS-Totenkopfstandarten mais aussi de la Allgemeine-SS et d'hommes du SS Heimwehr Danzig. Rapidement, dans le cadre des entraînements, il apparaît que Eicke, bientôt surnommé "Papa" Eicke par ses hommes, est tout sauf un expert en tactiques militaires. L'homme est strict et ne tolère pas que ses ordres ou ses décisions puissent être discutés. Tout semble indiquer que pour emporter la décision, le chef SS serait prêt à lancer toutes ses forces dans la bataille, usant de tous les moyens, sans prêter la moindre attention aux pertes humaines.

En mai 1940, la division est tenue en réserve d'armée. Elle n'est engagée qu'à partir du 16 dans la région de Cambrai. Ce sont les jours suivants que les SS de de la 4. Kompanie du I Abteilung massacrent une centaine de prisonniers de guerre britanniques désarmés. Eicke est quant à lui décoré de la Croix de Fer de Première classe le 31 mai 1940. Lorsque l'armistice avec la France est signé, on retrouve Eicke et sa division à proximité de la frontière espagnole.

L'unité à tête de mort est ensuite engagée dans l'invasion de l'U.R.S.S avec le Groupe d'Armées Nord. Les ordres sont simples : pas de prisonniers... En juillet, Eicke est sévèrement blessé près de Soaschino par l'explosion d'une mine. Le pied droit brisé, il doit laisser son commandement à Matthias Kleinheisterkamp lui-même remplacé par le SS-Brigadeführer und Generalmajor der Waffen-SS Georg Keppler (sur ordre direct de Himmler). Il ne rejoint sa division qu'en septembre, mois pendant lequel il est promu au rang de General der Waffen-SS. Il reçoit la Croix de Chevalier au lendemain de Noël 1941. Au front, la Totenkopf se taille vite la réputation d'être une unité d'élite capable d'assauts furieux. Elle excelle aussi en défense.

Le 20 avril 1942, jour anniversaire du Führer, notre homme apprend qu'il sera bientôt décoré des feuilles de chêne et qu'il est nommé SS-Obergruppenführer und General der Waffen-SS. C'est le 26 juin 42 que Eicke est décoré des mains d'Hitler dans le cadre d'une cérémonie officielle organisée à Rastenburg. Les services du Doktor Goebbels mettent tout ça en scène. Un peu plus tard, Theodor Eicke réorganise la Totenkopf en Panzer-Grenadier-Division. "Papa Eicke" utilise son prestige, son rang et ses connaissances, notamment auprès de Himmler, pour équiper au mieux ses hommes. Usé par la guerre, sur ordre du Reichsführer-SS, Eicke part ensuite en permission jusqu'en octobre 42.

Le 26 février 1943, près de Michailovka en Ukraine, Eicke est à bord de son Fiesler Storch cherchant à reprendre contact avec des éléments isolés du SS-Panzer Regiment 3. Dans l'après-midi, il repère une compagnie de la sa division et ordonne au pilote de se poser. A moins de 300 pieds, approchant d'un champ, l'appareil est subitement pris à partie par des tirs d'armes légères et de mitrailleuses soviétiques. Le Storch s'écrase et s'embrase presque immédiatement. Les Grenadiere SS tentent sans succès de s'approcher de l'épave en feu pour en extraire Eicke. C'est seulement le lendemain que les corps de Eicke et de son pilote sont découverts calcinés dans les débris de la petite carlingue. Le 01 mars 1943, la presse allemande annonce la disparition du leader SS. Goebbels organise une vaste opération de propagande et met en scène plusieurs journées de deuil.

Eicke est inhumé à Otdochina. En septembre, l'avance des forces soviétiques oblige les SS à exhumer la dépouille mortelle et à l'enterrer à nouveau à Hegewald près de Zitomir. En son honneur, Himmler débaptisera le SS-Totenkopf Standarte 3 Thueringen pour le renommer SS-Panzergrenadier Regiment 6 Theodor Eicke.

 

 

| A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | Q | R | S | T | U | V | W | X | Y | Z |

Retour à l'index