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PUAUD
Edgar | Yannis KADARI | en ligne depuis : Mai 2001 | © www.1939-45.org |
En 1920, Edgar Puaud quitte momentanément l'armée pour entamer une carrière commerciale dans le civil. Monsieur et Madame Puaud s'installent à Niort. Nostalgique, connaissant de graves soucis avec son épouse, Puaud décide de tout abandonner et de rejoindre à nouveau l'armée. Avide d'aventures, l'ancien combattant s'engage dans la Légion Etrangère. Capitaine au Maroc, il sert en Syrie avant de revenir d'Indochine au grade de commandant. Le commandant Puaud se taille vite une solide réputation de baroudeur. S'il lui arrive parfois de ne pas s'embarrasser avec la hiérarchie, il reste toujours très efficace et s'impose comme un meneur d'hommes de grande qualité. Simple, athlétique et volontaire, il mène ses soldats avec dureté tout en cultivant une certaine camaraderie avec eux. De ses campagnes dans les colonies, Edgar Puaud ramène la Croix de guerre des Théâtres d'Opérations Extérieures (TOE) et quelques blessures. Après les combats de 1939-40, il entre dans l'armée d'armistice, où il commande le IIIe bataillon du 23 R.I. stationné à Montauban. Promu lieutenant-colonel, il devient chef de corps et prend la tête du régiment jusqu'à l'été 1942. Edgar Puaud est ensuite affecté à Agen où il dirige le bureau local de la Légion Etrangère. Il n'y reste que très peu de temps et s'engage dans la "Légion Tricolore" en juillet 1942. Nommé colonel en décembre, il devient inspecteur général de la Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme ou L.V.F. Il part se battre en U.R.S.S à la tête d'un puis de trois bataillons. En septembre 1943, il reçoit le commandement de la L.V.F. A cette occasion Edgar Puaud est nommé colonel de la Wehrmacht. En avril 1944, il revient en France afin de participer à une campagne de propagande. Pendant ces quelques meetings, il prend la parole aux côtés de l'aumônier général Jean Mayol de Lupé, du capitaine de Bassompierre, de Jacques Doriot et d'autres collaborateurs. Au Vél' d'Hiv', le 21 avril 1944, il prône un engagement massif de la jeunesse française contre le bolchevisme et souligne la nécessité de "refaire une armée". En 1944, les restes de la L.V.F (un millier d'hommes) sont amalgamés avec la Französische SS-Freiwilligen-Sturmbrigade "Frankreich" pour former une grande unité de Waffen-SS française. Désignée Waffen Grenadier-Brigade der SS "Charlemagne" l'unité voit le jour en août 1944. Puaud, nommé général par Vichy en avril 1944 et commandeur de la légion d'honneur, est alors transféré dans la Waffen-SS au grade de Waffen-Oberfüher (grade situé entre colonel et général). S'il prend le commandement des SS français, son grade de général n'est pas reconnu par les autorités nazies et la W-SS. Le 10 février 1945, la brigade devient division. Puaud en assure la direction opérationnelle mais il est hiérarchiquement sous les ordres du SS-Brigadeführer Gustav Krukenberg. Ce dernier est inspecteur général des troupes SS françaises. Très rapidement les Français partent en Poméranie pour tenter de faire barrage aux troupes d'assaut de l'Armée Rouge. Les hommes montent au front sans aucun armement lourd ni même de Panzerfaust. Puaud accompagne ses soldats et fait le coup de feu contre les "Bolchos". Début mars 1945, la divisions SS "Charlemagne" est éclatée en petits Kampfgruppen qui refluent en désordre. Edgar Puaud est gravement blessé à l'épaule dans le cimetière de Belgard où il monte à l'assaut des positions soviétiques avec un groupe de SS Français et Lettons. Replié dans un cabane forestière, Puaud donne ses dernières consignes. Blessé à mort, il reste seul après le départ des derniers SS français qui se replient vers le Nord-ouest. Gustav Krukenberg prend le commandement de la "Charlemagne". Edgar Puaud est porté disparu le 05 mars 1945, vraisemblablement mort, soit des suites de ses blessures, soit à la suite d'un bombardement de l'artillerie soviétique sur la zone où il se situait. A l'Est, Puaud, portant l'uniforme de la Wehrmacht puis de la Waffen-SS, avait été décoré des Croix de Fer de 1ère et 2ème classe allemandes et de la Croix de Légionnaire avec palme.
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