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RAMCKE
HERMANN
BERNHARD
| Yannis KADARI | en ligne depuis : Mai 2001 | © www.1939-45.org |
Promu au grade de Hauptmann le 01 février 1927, Ramcke est dix ans plus tard Oberst. Le 19 juillet 1940, notre homme est transféré dans la célèbre 7. Flieger-Division et rejoint ainsi la Fallschirmtruppe. Il passe avec succès son brevet de parachutiste. Sa première affectation au sein de la division aéroportée le conduit à rejoindre le bataillon parachutiste de réserve. Il en devient un peu plus tard le commandant. Son expérience et son énergie sont deux atouts qui lui permettent de prendre part à la conception puis à la réalisation de l'opération "Merkur", l'assaut aéroporté sur la Crète. Il saute sur l'île avec ses troupes le 21 mai 1941, à l'Ouest du terrain d'aviation de Malème. Depuis la veille, les Fallschirmjäger se battent avec furie contre les troupes alliées stationnées sur l'île. Néanmoins l'aérodrome de Malème est toujours sous le feu de l'artillerie adverse, dont les tirs sont guidés par des observateurs néo-zélandais camouflés sur les flancs de la colline n° 107. De plus le commandant du Sturm-Regiment, l'Oberst Meindl blessé depuis la veille vient d'être évacué. Les Gebirsjägers, transportés en Ju-52, se posent sous le feu de l'ennemie. Sous les ordres de Ramcke, nouveau chef du Sturm-Regiment, des Kampfgruppen tentent sans succès de déloger les Néo-zélandais. Néanmoins, dans la nuit du 21 au 22, les alliés épuisés, privés de munitions, se retirent, lançant le champ libre aux Allemands. Hermann Ramcke et le général Ringel, chef des Gebirsjägers, prennent la tête de toutes les troupes allemandes dans l'Ouest de l'île et cherchent à faire jonction avec les autres groupes de parachutistes allemands. Le 25 mai, les lignes de défense néo-zélandaises cèdent sous la pression et le harcèlement permanent des Stukas. Ramcke s'empare de la ville de Cania dans la journée du 27. Plus rien ne peut empêcher la victoire des troupes allemandes. Le 02 juin, tout est fini, la Crète est conquise. Le 18 juin 1941, Ramcke rejoint son bataillon d'instruction et de réserve. Promu Generalmajor le 01 août, il reçoit des mains de Göring la croix de chevalier, le 21, à Goldap en Prusse Orientale. Début 1942, notre homme sert brièvement avec l'armée italienne, avant d'être rappeléà Berlin pour y recevoir sa nouvelle mission. A la tête d'une brigade de parachutistes, il devra rejoindre l'Afrika Korps de Rommel. Connue sous la désignation de Fallschirm-Brigade Ramcke ou 2. Fallschirmjäger-Brigade, l'unité compte 4 bataillons de Fallschirmjäger, un bataillon d'artillerie, une section de transmission et une compagnie antichar. Bien entendu, il n'est pas question pour Ramcke et ses hommes de mener des opérations aéroportées. Ils seront utilisés comme simple unité d'infanterie d'élite. La brigade arrive en Afrique du Nord en juillet 1942. Elle prend position sur le font, près d'El Alamein et s'insère dans le maigre dispositif de défense italo-allemand du "Renard du désert". En octobre 1942, Ramcke et ses hommes subissent de plein fouet la contre offensive de Montgomery. Les "diables verts" se battent avec acharnement, mais comme pour leurs frères d'arme italiens de la division parachutiste "Folgore", la lutte est bien trop inégale. Malmenée, la Fallschirm-Brigade Ramcke, est en passe d'être tournée par les troupes britanniques. Menacée d'être définitivement encerclée, privée de moyens de transports mécaniques, la brigade se remplit à pied, cherchant à rejoindre les lignes de l'Axe. Mais ces dernières sont elles aussi enfoncées par les "Tommies" et les unités italo-allemandes en déroute, ne parviennent pas à stabiliser le front. Pour Rommel, les Fallschirmjäger sont irrémédiablement perdus. L'Afrika Korps est en train de voler en éclats... Cependant les paras allemands ont de la ressource ! ils interceptent une colonne de ravitaillement de la VIIIe British Army et s'emparent des camions anglais. De nuit, les hommes de Ramcke parviennent à passer les lignes britanniques et à rejoindre les troupes de Rommel. Néanmoins pour le IIIe Reich, l'aventure africaine est en train de vivre ses derniers mois... Ramcke est rappeléen Allemagne et prend la tête de la 2. Fallschirmjäger-Division. La division, formée en Bretagne, comporte quelques anciens de la Fallschirm-Brigade Ramcke ainsi que des vétérans du front de l'Est. Le 13 novembre 1942, Ramcke est décoré des feuilles de chêne pour son exploit en Afrique du Nord. En mai 1943, la division et son chef partent pour Nîmes, dans le Sud de la France, où ils sont subordonnés au XI Flieger Korps du général Kurt Student. Ramcke et ses hommes se tiennent prêts à intervenir en Italie. Ils n'attendront pas très longtemps... En juillet 1943, les alliés débarquent en Sicile dans le cadre de l'opération "Husky". La 2. FJD part pour Rome, où elle reste en stand-by. La capitulation de l'Italie oblige Ramcke à organiser des opérations de police pour restaurer le calme dans la capitale italienne et la contrôler. Parallèlement, plusieurs unités de la division conduisent des opérations aéroportées. Le 09 septembre, le II bataillon du 6. Fallschirmjäger-Regiment saute sur Monte Rotondo afin de capturer le haut état-major italien. Le 12 septembre, c'est le I/FJR qui contribue à délivrer le Duce emprisonné par ses compatriotes au Gran Sasso. Pour l'occasion les parachutistes de Ramcke servent sous les ordres du SS Otto Skorzeny. Malgré la défection des Italiens, l'armée allemande parvient à ralentir, puis à stopper la progression alliée le long de la "botte". Mais à l'Est, la situation dégénère ! La 2. Fallschirmjäger-Division est affecté au front soviétique. Toute la division, hormis trois bataillons, fait mouvement. Le 27 novembre, Ramcke et ses hommes s'installent à Zithomir. Les ordres sont simples : tenir... coûte que coûte ! les pertes sont importantes, mais les paras allemands résistent aux assauts des Soviétiques pendant plusieurs mois. En mai 1944, les débris de la division exsangue sont repliés à Cologne . Ramcke fait alors jouer ses relations dans les hautes sphères du commandement et parvient à reformer son unité, obtenant recrues et matériel. Le 06 juin 1944, les alliés débarquent en Normandie. La 2. Fallschirmjäger-Division reçoit ses nouvelles instructions. L'unité doit se porter en Bretagne, afin d'y rejoindre le FJR6 et lutter contre des parachutistes alliés. D'Allemagne en France, la division subit de nombreuses pertes sur son trajet, principalement liées à la supériorité aérienne alliée. Très vite les parachutistes de Ramcke, malgré les objections de ce dernier, sont engagés par petits paquets dans la bataille de Normandie. Avec l'arrivée en France de la 3rd US Army de Patton, les choses s'accélèrent. L'opération "Cobra" est déclenchée et fait voler en éclats le front allemand. Les tankistes de Patton s'engouffrent dans la brèche et se répandent sur les arrières des armées allemandes qui bataillent en Normandie. Les restes de la 2. Fallschirmjäger-Division sont en Bretagne, menacés d'encerclement. Le 08 août 1944, plusieurs unités américaines approchent de Brest et exigent la reddition de la place. Depuis son arrivée en Bretagne, c'est Ramcke qui commande la place forte, en sa qualité d'officier le plus ancien dans le grade. Fidèleà son habitude et à son caractère obstiné, Ramcke refuse la reddition et résisteà l'assaut de trois divisions US appuyées par des groupes de résistants français. Parallèlement, Ramcke réussit à faire évacuer des dizaines de milliers de civils des zones de combat. Le 20 août, les alliés, commandés par le général américain Middleton lancent une nouvelle attaque qui réduit une fois de plus le périmètre de défense des Allemands. L'étau se resserre sur Ramcke et ses soldats. Le 13, notre homme refuse la reddition une nouvelle fois proposée par les forces américaines. A Berlin, l'on suit les exploits des Fallschirmjäger encerclés. Le 14 septembre, Ramcke est promu au grade de Generalleutnant der Fallschirmtruppen. Néanmoins le 19 septembre, à bout de forces, sans munitions, les défenseurs du Festung Brest doivent cesser la lutte. Ironie du sort, Ramcke reçoit ce même jour les glaives et les brillants pour sa Croix de Chevalier. Prisonnier de guerre, notre homme part pour les USA, puis revient en Grande-Bretagne et en France. Il tente de s'évader mais se fait reprendre par la police militaire. Remis en liberté, il rentre en Allemagne, où il décèdeà Kappeln, le 04 juillet 1968. |