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TISO
Jozef | Matthieu BOISDRON | en ligne depuis : Novembre 2000 | © www.1939-45.org |
Né à Velkabyta en 1887, Jozef Tiso devient archevêque de Bratislava. Il est également l'un des chefs du Parti Populiste Slovaque de l'abbé Andrej Hlinka, mort en 1938. La future garde de choc de l'Etat slovaque, calquée sur la SS, se nommera d'ailleurs Hlinka. Le but de ce mouvement est le détachement de la Slovaquie de l'Etat tchécoslovaque : l'indépendance. De 1927 à 1929, Tiso participe au gouvernement. Toutefois, cet état de fait se révèle incompatible avec ses idées et il démissionne assez rapidement. Après la conférence de Munich en 1938, la Slovaquie obtient une forme d'autonomie. Le gouvernement slovaque est confié à Tiso. Lors d'une visite à Berlin en mars 1939, Tiso est habilement manoeuvré par Hitler qui le soumet à un véritable chantage : soit la Slovaquie déclare son indépendance, soit le IIIe Reich se désintéresse d'elle après l'invasion de la Bohème-Moravie par l'armée allemande. Tiso n'est pas sans savoir que la Hongrie et la Pologne sont à l'affût du territoire slovaque. Le 10 mars 1939, Tiso déclare l'indépendance de la Slovaquie. Une véritable dictature est alors mise en place. Son parti devient parti unique et participe très activement au sein de l'appareil d'Etat, sur le modèle du N.S.D.A.P. L'Allemagne nazie aura toujours la haute main sur la Slovaquie. En effet au lendemain de l'indépendance, des accords signés avec l'Allemagne vassalisent totalement la Slovaquie au IIIe Reich. La population, souffrant des privations dues aux pillages allemands et à la terreur policière menée par le régime, se jette dans la résistance. Celle dernière contrôle tout le centre du pays en 1944. Tiso fait alors appel à l'armée allemande, perdant de la sorte le peu de légitimé au pouvoir qui lui reste au sein du pays. La Slovaquie libérée par l'U.R.S.S, Tiso est arrêté en 1945 et exécuté à Bratislava le 18 avril 1947.
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