Comme pour affirmer au monde son inflexible volonté de poursuivre ses conquêtes et la construction d'un Reich de mille ans, Hitler prononce dès janvier en discours fleuve devant les membres du gouvernement nazi. Le Reichstag résonne au son des déclarations du Führer, qui affirme notamment que "si les financiers juifs internationaux, en et en dehors d'Europe, arrivaient à plonger une nouvelle fois les nations dans une guerre mondiale, alors il n'en résulterait pas la victoire du bolchevisme et de la juiverie, mais l'annihilation de la race juive en Europe".

Le 15 mars, Hitler viole les accords de Munich et envahit la Tchécoslovaquie. Cela aboutit à la naissance de l'Etat satellite de Slovaquie dirigé par Monseigneur Tiso et la création du protectorat de Bohême-Moravie. Les alliés face à l'événement décident d'adopter une attitude plus ferme, à l'image du Premier Ministre Chamberlain qui déclare : "Monsieur Hitler n'est pas un gentleman". France et Grande-Bretagne affirment à l'unisson qu'elles défendront la Pologne, si ses intérêts continuent à être menacés.

En Europe du sud, la guerre civile espagnole s'achève par la victoire des armées nationalistes après trois ans de lutte fratricide. Fin mars, Franco entre en grand vainqueur dans les rues de Madrid. Toujours en Méditerranée, le 07 avril, c'est au tour des troupes italiennes de prendre l'offensive et de conquérir l'Albanie, dirigée par le souverain Zog I, sous le fallacieux prétexte d'apporter sécurité et stabilité économique au petit royaume. Mussolini poursuit son rêve de grandeur : bâtir un nouvel empire romain !

Le Duce encore lui, signe avec le IIIe Reich, le "pacte d'acier" le 22 mai, puis en août, c'est au tour de l'U.R.S.S de ratifier un pacte de non-agression avec l'Allemagne. Les alliés occidentaux sont stupéfaits par la nouvelle ! Un protocole confidentiel du traité, prévoit notamment les zones d'influence des deux grands en Europe centrale et orientale. Le partage de la Pologne, future victime désignée des dictateurs, est lui aussi secrètement réglé en quelques lignes par les plénipotentiaires Molotov et Ribbentrop. En Asie, toujours en mai 1939 débutent les affrontements entre Armée Rouge et soldats japonais à Khalkin Gol. Ils s'achèveront en septembre par la défaite de l'Empire du soleil levant.

Le 25 août, les gouvernements polonais et britanniques signent un traité d'assistance mutuel. Six jours plus tard, le 31 août, la Royal Navy est mise en alerte.

Le 01 septembre, arguant d'une soit disant attaque polonaise la veille, contre une station radio allemande à Gleiwitz, Hitler lance l'opération "Weiss". Dès 04h45, les divisions et les Panzers allemands, appuyés par les Stukas de la Luftwaffe, traversent la frontière polonaise et s'enfoncent en territoire ennemi. La Blitzkrieg bat son plein, le couple char-avion fait des ravages. A 09h00, l'Angleterre et la France lancent un ultimatum au Reich exigeant l'arrêt des hostilités et le retrait immédiat des troupes engagées en Pologne. L'Italie se déclare neutre dans le conflit. Le même jour le paquebot S/S Athenia de 13.500 tonnes est torpillé par le sous-marin U-30 allemand. 112 des 1.103 passagers périssent en mer, dont 69 femmes et 16 enfants. Le commandant Fritz Julius Lemp déclarera plus tard l'avoir confondu avec un navire marchand armé...

Le 03 septembre, l'Allemagne repousse l'ultimatum des alliés. La Grande-Bretagne, la France ainsi que l'Inde, l'Australie, l'Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande déclarent la guerre à l'Allemagne. La Seconde Guerre Mondiale vient officiellement de commencer. Les puissances occidentales mobilisent. Le 05, la France lance une timide offensive dans la Sarre, sans résultats. Le même jour de l'autre côté de la planète, l'Amérique proclame sa neutralité dans le conflit.

Quinze jours après le début des combats, sur le front les choses vont mal pour la Pologne. La Wehrmacht avance toujours. A l'ouest l'Allemagne n'est pas inquiétée. Mais le coup de théâtre vient de l'est, le 17 septembre, avec l'attaque surprise, le coup de couteau dans le dos des Polonais par l'Armée Rouge. En dix jours tout est fini... Varsovie tombe le 27 écrasée sous les bombes de 1.150 bombardiers à croix gammées. La Pologne s'effondre et capitule le jour même. Elle est dépecée entre l'Allemagne et l'U.R.S.S selon les termes du protocole secret signé en août. Un peu partout dans les cinémas du monde, les spectateurs assistent au travers des actualités cinématographiques, à des scènes de fraternisation entre les soldats Allemands et Soviétiques.

A l'Ouest, c'est la drôle de guerre qui installe, "the phoney war" diront les Anglais. Ces mêmes Anglais débarquent un corps expéditionnaire en France dans le but de renforcer le dispositif défensif des alliés face aux Allemands. On s'observe par dessus les lignes Maginot et Siegfried presque nonchalamment. De temps à autre, l'un des deux camps diffuse par radio, sur le front, des émissions de propagande, cherchant à démoraliser celui d'en face. Seul dans le ciel, les aviateurs se battent au gré des rencontres lors des missions d'observation ou de supériorité aérienne. Le calme avant la tempête...

Le 14 octobre, un "loup gris" de l'amiral Karl Dönitz, le sous-marin allemand U-47 commandé par Gunther Prien, réalise l'exploit de s'introduire dans la base anglaise de Scapa Flow (Ecosse) et d'y couler le cuirassé britannique HMS Royal Oak. 833 marins britanniques périssent en quelques minutes. Le 18 septembre, la Royal Navy avait déjà payée un lourd tribu avec la perte du porte-avions HMS Courageous coulé par l'U29. Toujours en octobre, le Ministère de la santé du Reich, sur ordre écrit d'Adolf Hitler, démarre le programme d'euthanasie des aryens déficients. Nom de code : Aktion T-4.

Le 08 novembre au "Bürgerbräukeller" de Munich, G. Elser tente d'assassiner Hitler... En Pologne, Le 15, les juifs reçoivent l'ordre de porter l'étoile jaune, première étape de la barbarie nazie...

Le 30 novembre, les Soviétiques envahissent la Finlande, c'est le début de ce que l'on nomme la Guerre d'hiver. A l'autre bout du monde, dans l'hémisphère sud, au large de Montevideo (Uruguay - état neutre), le raider allemand KMS Graf Spee, endommagé, se saborde pris au piège par les croiseurs HMS Achilles, HMS Ajax et HMS Exeter. Le commandant du Graf Spee, Langdorff se suicide, après avoir télégraphié sa fidélité à Hitler.

 

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